Archives Mensuelles: novembre 2014

Un chemin à l’envers de l’Humanité

Même si constamment on nous demande de l’être, nous n’avons plus le droit d’être désinvoltes. Nous voyons tous les jours où nous a mené sur tant d’autres sujets notre désinvolture.

Le droit à l’euthanasie qui s’invite actuellement au parlement n’est pas un sujet de la démocratie. Si nous cédons aux injonctions répétées que nous procure l’actualité, pour nous engager dans cette voie, nous formerons au-delà d’un précédent juridique un précédent anthropologique.

Il sera difficile à assumer. Lire la suite

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La prospérité est le résultat de nos vertus et cohérences

Il faudra engager une réflexion sur l’institution Bancaire.
Puisqu’elle est une industrie et un service comme d’autres, il convient d’établir le constat de ce qu’elle est, de ce qu’elle vend et comment, et réfléchir à ce qu’elle devrait être et s’il est possible d’améliorer le service inestimable qu’elle rend.

Si la République redevient le lieu du sens et de l’intérêt communs où nous redéfinissons les rôles et responsabilités, les devoirs et les droits, la banque n’est pas à considérer comme au dessus ou étrangère à la République, elle doit apporter et peut-être rendre des comptes.

Ceci est dit sans a-priori.

Si ses dirigeants qui sont certainement des personnes de grande valeur ont des idées et des convictions sur les manières de développer l’économie et d’enrichir le pays, ils ont non seulement droit au chapitre mais doivent y être invités et attendus.
Chacun doit s’exprimer.
C’est un devoir qui nous est assigné compte tenu de la gravité de la situation nationale et européenne. Lire la suite

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Une tradition d’inconséquence pour guide

Aujourd’hui, le sentiment de révolte qui traverse le pays et mobilise nos magasins, ateliers et entreprises, est en train de grandir. Je crains qu’il ne rencontre rapidement ses limites.
A partir de là, qu’allons-nous faire, nous acteurs économiques de France, pour nous faire entendre et ne pas être ensevelis par le prochain ressac catégoriel?
L’union fait la force et une des nécessités est d’être nombreux pour être reconnus. Dans le cas contraire, c’est sans doute triste, nous n’aurions pas écho.
Mais si la République fonctionne de la même manière que la médiasphère, il faut qu’elle change et qu’elle se retrouve.
Nous n’avons pas vocation à n’être qu’un cumul d’unités de bruit médiatique.

Nous confions à nos enseignants la charge d’éveiller nos enfants à la responsabilité, à l’intelligence, à la dignité de citoyen, et nous nous en remettrions à la dérision d’une société de l’information dont l’alpha et l’oméga est le buzz.

Honte sur nous!

C’est une petite parenthèse pour dire que notre devoir est d’être la salutaire piqûre de rappel du réel.
C’est par la manière dont nous élèverons notre voix que nous devons réveiller notre société.

Pour cela, mon idée est qu’il faut fédérer au delà des chapelles et démontrer que notre intérêt n’est pas fondamentalement opposé à celui des moyens ou même des grands patrons. On veut nous faire croire que nos intérêts, héritage de la lutte des classes, sont divergents alors qu’ils sont complémentaires et convergents.

Ils doivent l’être. Par intérêt commun (*).

J’aime assez l’idée de la rédaction, par le monde économique, auquel est demandé la résolution de tous les problèmes inhérents de notre société, d’un cahier des doléances.
Nous pourrions établir ensemble par exemple que telle charge ne nous revient pas et revient à l’Etat, que telle autre mériterait une articulation plus judicieuse, moins de redondance.
Les contributeurs avisés ne manqueraient pas.

La bonne volonté anime la grande majorité d’entre nous et cette bonne volonté quand elle est trahie systématiquement finit par se transformer en désespoir, en violence et en cynisme.

L’enjeu pour nous n’est pas un autre.
Il faut être entendu de la manière la plus sérieuse qui soit pour que la manière de faire vivre l’économie dans notre pays s’améliore.
Cela vaut le coup, pour soi, ses enfants, son pays.
La chance que nous avons, c’est le crédit, ténu, qui reste à notre pays.
Il offre une petite marge pour se remettre utilement en question, mais nous allons céder à d’autres mirages voulus.
Il paraît qu’il y a un plan de 300 milliards d’euros pour l’Europe.
Faut-il rire ou faut-il pleurer de nous en remettre à une tradition d’inconséquence pour meilleur allié?

(*) Intérêt commun n’est pas un oxymore, non.

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Au sujet de la démocratie

Bien sûr, je ne suis personne.
Ou plutôt je suis n’importe qui.
C’est donc en tant que tel que je m’exprime et ma légitimité se limite donc à cela.
Pourtant, si la République ne m’entend pas, il faut qu’elle aille de toute urgence chez un prothésiste car elle souffre à l’évidence de problèmes d’audition.

J’ai pourtant, ancrée au plus profond de mon histoire, la conviction d’être là pour nous renseigner sur le peuple que nous formons.

Bonne journée.

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Notre pays mérite qu’on se lève

Notre mouvement, rassemblant les artisans, les commerçants, écrasés de charges, ne mérite pas d’être traité avec dédain par le RSI comme par le personnel politique. Je dis que la situation d’aucun d’entre nous ne doit être traité par dessus la jambe.
Pourquoi?

Parce que nous sommes les petits soldats de l’économie française et qu’on nous envoie en connaissance de cause au casse-pipe. Voudrait-on qu’on accepte d’être les victimes expiatoires de ce système qui se lézarde de partout et ne tardera pas à révéler malheureusement qu’il est sans avenir car sans cohérence à la réalité économique de nos entreprises.

Cela fait tellement d’années que le diagnostic sur la situation économique de notre pays est connue, répétée, que si quelqu’un l’ignore, c’est qu’il a vécu sur la Lune ou encore plus loin, en exil fiscal.
Cela n’est le cas d’aucun de nos députés, d’aucun de nos ministres, d’aucuns de ceux et celles qui nous dirigent. Lire la suite

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La survie des uns passe par la précarité des autres

Faut-il que nous soyons indignes de tout égard dans l’économie française pour que notre situation suscite si peu de questionnement et de soutien des politiques. Quand il s’agit de jeter en pâture à l’opinion des controverses idéologiques et d’enfermer notre société dans ses passions, le pouvoir est là, talentueux.

Mais pour s’indigner du sort de nos entreprises, là, il n’y a personne, sinon les inflexibles préposés à la réaffirmation de nos obligations fiscales et sociales, et les thuriféraires du modèle social français. Que le niveau des prélèvements et charges soit ou pas en adéquation avec nos revenus et nos moyens est semble-t-il secondaire.

Dans le bâtiment, milieu que je connais pour y évoluer, c’est une spirale terrible qui entraîne les entreprises vers un dumping qui érode et gangrène tout. Nul n’y échappe.

Cela nous place aux antipodes d’une saine concurrence. Lire la suite

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