La prospérité est le résultat de nos vertus et cohérences

Il faudra engager une réflexion sur l’institution Bancaire.
Puisqu’elle est une industrie et un service comme d’autres, il convient d’établir le constat de ce qu’elle est, de ce qu’elle vend et comment, et réfléchir à ce qu’elle devrait être et s’il est possible d’améliorer le service inestimable qu’elle rend.

Si la République redevient le lieu du sens et de l’intérêt communs où nous redéfinissons les rôles et responsabilités, les devoirs et les droits, la banque n’est pas à considérer comme au dessus ou étrangère à la République, elle doit apporter et peut-être rendre des comptes.

Ceci est dit sans a-priori.

Si ses dirigeants qui sont certainement des personnes de grande valeur ont des idées et des convictions sur les manières de développer l’économie et d’enrichir le pays, ils ont non seulement droit au chapitre mais doivent y être invités et attendus.
Chacun doit s’exprimer.
C’est un devoir qui nous est assigné compte tenu de la gravité de la situation nationale et européenne.

On pourrait s’attarder sur la stratégie et la vocation de l’Argent. Avant de se transformer en billets, il a été dans son enfance la somme de l’énergie, du travail, du bénéfice, du génie, de ceux à qui il est revenu et dont il forme, fonde, le patrimoine.


Je ne parle pas de ceux qui le volent, le dénaturent par des systèmes frauduleux et qui le déprécient de manière plus ou moins visibles.
Une monnaie idéale devrait être le symbole de nos vertus et cohérences, dont la prospérité  est le résultat.

Lorsqu’on qualifiait dans la presse sérieuse le patron de la BCE ou du Trésor Américain de gardiens du temple, peut-être que l’emploi des mots traduisait la réalité de leur mission.

Nous acceptions aussi l’idée qu’ils étaient, contre toutes les tempêtes, chargés de la protection du Trésor, le trésor entendu non pas comme le fruit seul [la masse monétaire et ce qui la garantit] mais le fruit et l’écosystème.

Dans cette hypothèse, dévaluer pour regagner en compétitivité prend un sens et je subodore que cela représente une responsabilité qui va au delà de son rapport aux autres monnaies ou au baril de pétrole.

Un jour, le citoyen quelconque sera en mesure de comprendre cela.

Pourquoi les gens n’aspirent-ils pas à comprendre davantage le monde dans lequel ils vivent et l’économie qu’ils ont en partage et à laquelle ils souscrivent.
Ils deviendraient moins sensibles aux illusions, contribuerait en connaissance de cause à la confiance ou à la défiance, et se comprendraient mieux dans leurs intérêts communs et respectifs.

Il y a lieu de l’espérer, ce Temps.

Il sera moins celui des usurpations, manipulations, divisions, et déperditions.
Mais que pourront dire et amplifier les médias?
Il y aura toujours un paysan, un artisan, quelqu’un qui a les pieds au sol, pour ramener à la réalité, à la maison, au comestible, au primaire.
Ce dont nous souffrons aujourd’hui et qui est la conséquence de la permanente précipitation médiatique à laquelle nous sommes soumis, c’est que les tuteurs et boussoles ont disparus.
Celle dont on disait longtemps qu’elle était la France profonde.
Ils se taisent ou sont inaudibles. Quand De Gaulle ou Malraux déploraient que nous étions fichus, je crois qu’ils pointaient cette défection et la profonde vacuité qu’elle entraînerait.

Et nous, alors, nous riions.

Bal tragique à Colombey.

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