Les nuits de cristal rodent toujours

D’une nébuleuse initiale, on est aujourd’hui à la tentative d’établissement d’un califat avec son territoire et l’islam comme frontière et débordement de lui-même.

Le théâtre d’opération et son agenda doivent être considérés à travers une grille de lecture objective. Celle qui déroule son défilé d’avatars, cristallisant l’épopée délirante de la résurgence d’un l’Islam des origines et usant sciemment de tous les signes de l’horreur et de l’abomination pour nous sauter à l’esprit, et empêcher nos esprit modernes du recul salutaire sur les événements, pour révéler leur signification réelle.

Nous avons affaire à un totalitarisme, agile et pervers, mais maître de sa communication et de ses effets sur les réseaux sociaux. Le visage offert est celui de la folie et de ses projections sur les âmes faibles, transformables à dessein en instruments de mort, de propagande, mais le visage réel de l’ennemi est celui froid et délibérément insaisissable d’une sorcellerie des âmes, asservies à l’interprétation paroxystique de l’islam.

Au 11/09/2001, la tentative d’implication opérée sur l’Arabie Saoudite, aurait pu provoquer des conséquences incalculables par la chute des même dominos que ceux attaqués aujourd’hui par un autre biais, en retournant de surcroît le sens de nos alliances pour les asservir à la fantasmagorie pétrolière.

Ce stade est passé et les monarchies visées ont su lier avec nous des intérêts nouveaux dans tous domaines de l’économie moderne, de la construction à l’industrie, en passant par l’élévation des Yearlings. A l’inverse de daesh, elles ne sont pas de sables, ces monarchies et elles ont leur dignité.

Pourtant au 11 janvier 2015, sur les bords du stade de Bastia, la même allégation visant à impliquer à travers le PSG le Qatar impose son obscénité, et trouve ses concours objectifs à l’extrême droite de notre propre échiquier politique et, sans doute, jusqu’à Pegida à qui dash fournit le Coran rêvé, qui n’est pas celui de la réalité.

Les nuits si improprement nommées de cristal sont toujours près de nous, rodant et humant l’odeur de nos haines les plus fortes pour choisir sa victime. Hier sur les juifs, demain sur des musulmans exposés par les apostats à leur propre foi.
L’ennemi, car ce n’est jamais qu’un ennemi de plus, avant le prochain, croit dominer le jeu et exercer librement ses dommages.
Gageons que le Jeu le domine.

Bien à vous.

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