Téhéran à l’épreuve de l’Iran’s deal

L’Iran’s deal sur le nucléaire, qui a abouti aux accords de Genève sur le droit de Téhéran à développer, sous condition de renoncer au nucléaire militaire, son nucléaire civil n’est pas aussi ingénu, faisant de l’Occident les dupes d’un marché qu’ils ont eux-mêmes initiés et fait aboutir, que certains l’ont dit ou craint.
Ces accords étaient, selon moi, d’une importance vitale et dépassent le strict cadre du nucléaire.

Ils forment un révélateur sur les intentions réelles de l’Iran dans le contexte si tendu de la situation au Moyen-Orient.
Aujourd’hui, le président Obama a décidé d’accélérer le processus permettant la levée des sanctions économiques qui pèsent lourdement sur l’Iran.
«Je vous demande par la présente de prendre toutes les mesures nécessaires pour faire entrer en vigueur les engagements américains à l’égard des sanctions», a déclaré Barack Obama dans un mémorandum adressé aux responsables concernés de son administration (diplomatie, Trésor, Commerce, Energie). Source Tribune de Genève.
«Ce jour est important pour nous tous, et une première étape cruciale dans le processus engagé pour que le programme nucléaire iranien soit exclusivement pacifique», a déclaré le secrétaire d’Etat John Kerry dans un communiqué.

L’Iran’s deal met à l’épreuve l’Iran
et la Révolution Islamique qui en gouverne le cours,
en les plaçant dans l’obligation
de se montrer tels qu’ils sont

Cette proposition n’intervient pas à n’importe quel moment. L’engagement de Téhéran, via les troupes des Gardiens de la Révolution auprès des Russes et de l’armée syrienne, s’est accru. L’Iran a également fait, le 11 octobre dernier, un essai d’un missile balistique, qui a soulevé de vives critiques et ranimé les soupçons sur les motivations des Iraniens. Les  engagements de la République Islamique dans la rebellion des Houthis constituent, également, une inquiétante poussée chiite. Elle menace directement la péninsule arabique et en son coeur, l’Arabie Saoudite.

Cette accumulation d’indices est de nature de douter des motivations réelles de Téhéran, qui pourrait tenir un langage et, en même temps, nourrir des desseins hostiles.
En précipitant le processus de levée des sanctions, Barack Obama fait un geste qui n’est pas un signe de faiblesse, mais le signe de force de celui qui apporte des gages de sa bonne volonté et de sa détermination à remplir ses obligations pour autant que le partenaire iranien réalise les obligations qu’il a agréé, à Genève.
Ce processus constitue donc pour les Iraniens une chance de détente et de normalisation, et l’opportunité d’obtenir plusieurs milliards de dollars gelés nécessaires au bien-être des populations.
A défaut d’être saisi, il agira comme un révélateur quant à la nature profonde du régime en place à Téhéran.
L’Iran’s deal a cette puissance pacifique. Il met à l’épreuve l’Iran et la Révolution Islamique qui en gouverne le cours, en les plaçant dans l’obligation de se montrer, devant le monde, les artisans de l’Accord de Genève, tels qu’ils sont.

Parallèlement, Pyongyang, pour la Corée du Nord, a rejeté il y a quelques jours le pacte de non-agression proposé par Washington, passant par une dénucléarisation de la Corée du Nord. La dernière dictature stalinienne au monde a rejeté l’offre et fait de la levée des sanctions économiques décidées à la suite de son troisième essai nucléaire en février dernier, un préalable intangible à toute négociation. Ce comportement est révélateur.

Bien à vous

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