Archives Mensuelles: octobre 2016

La police républicaine n’est pas une police patriote

Une partie des policiers de France a-t-elle l’intention de renverser le gouvernement et de peser sur la prochaine présidentielle au-delà de ce que procure à chaque citoyen sa participation au suffrage universel ?
C’est la question qui se pose après les manifestations du « peuple policier », ainsi qu’on a pu le voir invoqué. Elles se propagent depuis plusieurs nuits, depuis Paris, dans plusieurs villes de France.
La contagion menace et chaque policier, chaque citoyen, devrait être attentif à ce que porte en lui ce mouvement protestataire.

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« Vulnérabilité des démocraties à l’âge de la mondialisation », bientôt publiée

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Le processus de publication de mon ouvrage: « Vulnérabilité des démocraties à l’âge de la mondialisation » entre dans sa phase finale. Je procède aux corrections des épreuves avant de délivrer le Bon à Tirer.
Développée dans le plus grand des isolements, cette réflexion participe au concours de la Réflexion Stratégique 2016 organisée par le Conseil Supérieur pour la Formation et la Recherche Stratégique.
Ce n’est pas un objet littéraire.
Ne bénéficiant pas du moindre support médiatique et de promotion, si vous désirez le commander, chacun peut manifester son intention d’achat directement auprès de l’auteur.
L’ouvrage est mis en vente au prix de 10,50€, plus les frais de livraison.
N’hésitez pas à le réserver en me contactant directement ou en passant, aussitôt que le livre sera disponible, par le site de vente en ligne de l’éditeur: https://www.edilivre.com/.
Le lien d’accès à la commande sera précisé dès qu’il sera disponible.

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L’omniprésent oeil de Moscou

Dans un article consacré à la montée des tensions entre les Etats-Unis et la Russie, Patrick Saint-Paul, du Figaro, consent à énumérer les soupçons de manipulations de la Russie sur les démocraties.
Je note particulièrement, en fin d’article, le passage qui concerne la montée de l’AfD, le parti populiste allemand qui a, aux dernières élections, fait voler en éclat la position centrale de la CDU, le parti de la chancelière.Voir l’article


« En Allemagne, le Kremlin est soupçonné d’instrumentaliser le parti populiste AfD (Alternative für Deutschland) pour déstabiliser la chancelière… Avec Angela Merkel, les relations avaient été cordiales jusqu’à ce que la chancelière se mette en travers de sa route en Ukraine. »
, écrit Patrick Saint-Paul.

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Alstom, Très Grandes Vanités

Tout le monde, quasiment, tombe à bras raccourcis sur le gouvernement pour avoir anticipé un carnet de commandes pour sauver le site d’Alstom Belfort.
C’est oublier, un peu vite et à bon compte, combien cette décision est une co-production politique, médiatique et sociale, à laquelle quasiment tous ceux qui ont beau jeu de la dénoncer désormais ont contribué.
Sur fond de présidentielle, la dramatisation est allée bon train sur le sort d’Alstom, censé démontrer l’impuissance de l’Etat à défendre l’industrie française.
En apportant un volume de commandes de 15 TGV pour un montant de 700 M€, l’Etat a fait le job que tous lui demandaient de faire pour se le faire reprocher ensuite sur divers modes.
C’est injuste. Lire la suite

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Poutine suspend un accord sur les stocks de plutonium militaire

Vladimir Poutine a signé ce lundi 3 octobre un décret suspendant un accord signé en 2000 et amendé en 2010 avec les Etats-Unis. Ce décret portait sur la limitation des stocks de plutonium destinés à la fabrication d’armes nucléaires et prévoyait alors que chaque camp devait éliminer 34 tonnes de plutonium. Selon Hilary Clinton, secrétaire d’Etat au moment de la signature de l’accord, dit du PMDA (Plutonium Management and Disposition Agreement),  les quantités disponibles étaient suffisantes cependant pour équiper 17000 armes nucléaires. [Source Tribune de Genève]

Vladimir Poutine ne considère apparemment pas, ou veut nous le faire croire, ce volume suffisant.
Le décret présidentiel souligne dans son préambule que cette décision est justifiée par « l’émergence d’une menace sur la stabilité stratégique, résultat d’initiatives inamicales de la part des Etats-Unis d’Amérique à l’égard de la Fédération de Russie ».

La Glasnost, avec sa succession continue de gestes bilatéraux pour le désarmement nucléaire, semble désormais a des années-lumières. En fait de transparence mutuelle, c’est à un jeu d’ombres périlleux que la Russie nous condamne en se posant, en permanence, dans un statut de victime.

Un statut de victime d’un impérialisme qui serait placée par conséquent dans la situation légitime de pouvoir défendre ses intérêts face aux Etats-Unis qu’elle avait placé, dans sa stratégie de sécurité nationale, en 2015, au rang des menaces. Tout comme l’OTAN, désignée en permanence comme l’ennemi qui créé la tension.

« La Fédération de Russie, en conduisant sa politique intérieure et étrangère de manière indépendante, entre en conflit avec les Etats-Unis et ses alliés, qui cherchent à maintenir leur domination dans les affaires internationales. », était-il écrit dans le marbre de la doctrine de sécurité nationale.

Un an après, un cran supplémentaire est enclenché. Poutine s’enferre sur l’Ukraine. Poutine s’enferre sur la Syrie. Et il s’enferre même s’agissant des conclusions de l’enquête sur la destruction, le 17 juillet 2014, de l’avion de Malaysian Airlines et de la mort de ses 298 passagers et membres d’équipage.

Il faut que craindre que la décision du Kremlin sur le nucléaire militaire marque un tournant  en terme de sécurité collective. Il dépasse la notion de la reprise de guerre froide et les questions de défense purement stratégique, aucun des dispositifs ne pouvant être pris au dépourvu.

Mais un de ses impacts non négligeables, au moment où la communauté internationale éprouve tant de difficultés à obtenir de la Corée du Nord, voire de l’Iran, du Pakistan ou de l’Inde, l’abandon de toute prétention en matière de prolifération nucléaire, tient au fait qu’un membre du Conseil de Sécurité de l’ONU s’affranchit des accords qu’il a lui-même signé alors qu’il dispose, à n’en pas douter, d’un potentiel de dissuasion suffisant et d’un droit de véto au Conseil de Sécurité de l’ONU pour se faire respecter, s’il ne s’agissait que de cela.

C’est plus qu’un accroc, c’est une porte ouverte sur l’inconnu avec la perspective, au bout des manoeuvres d’intimidation auquel concourt ce nouvel acte, du retour et de l’extension potentielle du régime de la terreur nucléaire.

 

 

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Le référendum ou l’abolition de la raison des peuples

Rien ne ressemble plus à un référendum qu’un autre référendum. En Hongrie, Viktor Orban, le premier ministre hongrois, a pesé de tout son poids pour obtenir de la Hongrie un plébiscite fondé sur le rejet de l’accueil des réfugiés qu’au nom de la solidarité entre membres de l’UE l’Europe souhaite répartir en fonction des moyens de chaque État.

Il ne l’a pas obtenu.

Viktor Orban n’a pourtant pas ménagé sa monture « anti-migrants ». Pour déclencher cette machine infernale référendaire supposée consacrer, face aux institutions européennes, la voix du peuple comme source de légitimité absolue, Viktor Orban a fait du millier de réfugiés à relocaliser dans son pays, un enjeu de souveraineté.
Le Royaume-Uni est passé par ce chemin qui a abouti, sur l’exaltation cumulée des peurs et de la souveraineté, au Brexit. Lire la suite

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