Archives de Tag: Iran

L’Iran théocratique annonce la couleur

L’Assemblée des Experts, organe essentiel de la Révolution Islamique d’Iran, qui relaie la légitimité du guide suprême, l’ayatollah Khamenei, est présidé par un ultra-radical, en la personne de l’ayatollah Janati, 89 ans. Alors que la question de la succession se pose, compte tenu de l’âge de l’ayatollah Khamenei – et du mal dont on le dit atteint -, le régime, dans sa dimension théocratique, annonce la couleur s’agissant de son conservatisme.

Loin de profiter du souffle que lui procure le détente, la RII se radicalise.
Les Accords sur le nucléaire iranien signés à Genève restent pourtant une excellente chose. D’abord, parce que le peuple iranien les méritaient.
Cette libération sur ce que cristallisait, en terme de souveraineté nationale, les sanctions, le soupçon et l’opprobe internationale s’agissant du sujet nucléaire, a accéléré le temps dans le rapport entre la République Iranienne, et la question de sa propre souveraineté, et l’étrange objet que forme en la surplombant, structurellement et idéologiquement, la Révolution Islamique d’Iran.

Les récentes élections législatives font foi de ces subtils mouvements internes.

Attention, cependant, à ne pas tenir l’élection de l’ayatollah Janati pour une marque de gérontocratie à la soviétique.
La RII se met en position foetale, par retour à ses sources théologiques, recroquevillée sur elle-même. Ce que ni l’âge de Janati ni celui de Khamenei ne paraissent pourtant laisser entrevoir a-priori.
Le bébé est malicieux et dangereux.
Il demande à renaître. Plus fort.

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Khamenei: « Le Coran nous a appris qu’il faut que l’ennemi ait toujours peur de nous »

Discussion – 01018S02 | FUN MOOC

Le lundi 2 mai, ce dont témoigne son site officiel www.leader.ir, accessible en langue française, le guide suprême iranien, l’ayatollah Khamenei, s’est adressé aux enseignants de son pays. L’honorable Ayatollah Khamenei, est-il écrit, a relevé un point avant d’évoquer les caractéristiques nécessaires pour former la future génération. «Nous ne nous trouvons pas dans un espace sans adversaire pour former la future génération, nous avons devant nous un adversaire qui s’appelle l’ordre de l’hégémonie internationale.», a fait remarquer le Guide suprême de la Révolution islamique. «Il se pourrait que certains soient surpris et qu’ils se demandent quel est le rapport entre l’Education et l’ordre de l’hégémonie internationale ? Ce alors que la réalité est que l’hégémonie a tout un programme pour la jeune génération des peuples notamment celle de la nation iranienne.», a réitéré le Guide suprême de la Révolution islamique, pour qui les Etats-Unis, les capitalistes du sionisme et certaines chancelleries arrogantes sont l’incarnation de l’ordre de l’hégémonie internationale. «L’ordre de l’hégémonie voudrait que les futures générations des pays soient celles qui aient la pensée, la culture, la vision et le goût qu’il souhaite dans la perspective des questions internationales, en fin de compte les élites, les hommes politiques et les personnes influentes pensent et agissent de la manière qu’il souhaite.», a souligné le Guide suprême de la Révolution islamique.

Il a insisté sur l’importance de bâtir le pays et le rendre puissant, rappelant sur cette voie, le rôle saillant des enseignants, qu’il a appelé le plus important élément qui saurait rendre puissant le savoir. «La force ne se résume pas uniquement à avoir de l’arme, mais aussi le savoir, la foi, la personnalité nationale, la résistance et l’identité révolutionnaire sont d’autres facteurs pour produire la puissance et la force.», a-t-il fait remarquer. «Lorsque l’ennemi constate votre force, il se verrait obligé de battre en retraite ; mais quand on évite de monter les bases et les éléments de sa force devant l’ennemi ou on a peur, l’ennemi devient audacieux.», a réitéré le Guide suprême de la Révolution islamique.

C’est ainsi qu’il se faut confronter
aux puissances hégémoniques

Ce qui me semble émaner de ce discours, c’est qu’il fixe, fonde et détermine un plan stratégique dont la Révolution Islamique est le moteur. Je ne puis croire, un seul instant, que ces propos si explicites, ne soient pas observés par notre Renseignement pour ce qu’il est. C’est à dire, tout, sans anodin, comme en témoigne la suite du discours.

Nous spéculons beaucoup sur la portée du terrorisme djihadiste, mais l’attention réelle et principale porte et doit porter sur les mouvements de cette Révolution et ce sur quoi son Intelligence peut trouver à s’appuyer pour réaliser ses objectifs géo-politiques qu’elle brandit.

D’autant que ce discours sur l’éducation, introduit des enjeux d’un autre type.

En allusion au projet de loi, poursuite le compte-rendu, qui est en cours au Congrès américain contre les manœuvres navales iraniennes, il a souligné : aujourd’hui, les ennemis prononcent des paroles qui vont au-delà de leurs limites, en l’occurrence ils fomentent le plan selon lequel « l’Iran ne devra pas avoir des exercices navals dans le golfe Persique » ; ce alors qu’un tel discours est stupide et futile.

«Le golfe Persique est la maison du peuple iranien et il y est présent ; les côtes du golfe Persique et une grande partie des côtes de la mer d’Oman appartiennent à la puissante nation iranienne ; par conséquent nous devrons y être présents et manifester notre puissance ; ce sont les Américains qui devront répondre pourquoi ils sont venus ici de l’autre côté du monde et ils y font des manœuvres», a martelé le Guide suprême de la Révolution islamique et d’ajouter : c’est ainsi qu’il faut confronter les puissances hégémoniques.

«Le Coran nous a appris qu’il faut être prêt de telle sorte que l’ennemi ait toujours peur de nous», a-t-il renchéri.

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En appelant au djihad global en Syrie, quels intérêts sert Al-Qaida

Comme cela avait été le cas dès l’engagement, fin 2015 de la Russie dans la guerre civile syrienne, Al-Qaida relance son appel à l’unité de l’ensemble des forces djihadistes. Cette fois-ci, outre Ayman Al-Wazahiri, qui a succédé à Oussama Ben Laden, le fils du fondateur d’Al-Qaida lance un appel, sous couvert, paradoxalement, de lutte contre les infidèles, à l’unification du combat contre le régime de Bachar El-Assad, toutes bannières confondues de Daech aux rebelles dits modérés.
Certes, la situation sur le terrain, marquée par un repli des positions qui avaient été gagnées avant l’irruption de la Russie dans le jeu, peut expliquer cette stratégie présentée comme étant « une question de vie ou de mort ».
Nous aurions cependant tort d’analyser cette appel à l’aune d’une sorte de djihad global.

Je crois surtout que Al-Qaida, à travers ce que je crois être un stratagème redoutablement pervers, en exhortant à partir de la frontière syrienne « à libérer la Palestine », ouvre un piège dans lequelles les forces d’oppositions pourraient être tentées de tomber. Et, même si elles ne le faisaient pas, cette rhétorique continue à servir Damas puisqu’elle jette sur elles une ambiguité qui permet au régime de Bachar El-Assad, aux Russes, de prospérer sur une ligne qui consiste à discréditer par ce biais les différents segments de l’opposition syrienne et à amalgamer ces forces-là au djihad. Lire la suite

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La révolution islamique d’Iran se pose en modèle de civilisation

« Impossible de réaliser la civilisation islamique, sans le modèle islamo-iranien »: telle est la prophétie du guide suprême prononcés le 25 avril dernier lors de l’audience qu’il a accordé aux membres du Haut-Conseil du modèle islamique.

Il y aurait donc, alors que partout dans le monde les pays musulmans ou accueillant d’importantes communautés musulmanes, sont  en proie à des désordres souvent sanglants sans parvenir à juguler les méfaits du terrorisme islamique, un islam parfait et il faut savoir, il est temps de savoir, qu’il siège au centre de l’Iran, et que la Révolution Islamique mise en oeuvre par l’ayatollah Khomeiny en est l’architecture aboutie et sereine. Lire la suite

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Pour l’OCI, l’Iran soutient le terrorisme, pour Khamenei les USA arment Daech

Le temps viendra pour les médias de donner des explications au peuple, aux peuples, sur la manière dont les médias ont rendu compte du phénomène du terrorisme, l’imputant sans le moindre recul, à des pays sunnites tels que l’Arabie Saoudite. Le Figaro brille ici.
En quelques semaines, nous assistons curieusement à une manière d’évitement de la part de la quasi totalité des médias et, hier, le 15/04/2016, c’est l’ Organisation de Coopération Islamique qui fait les frais de cette politique de l’autruche qui consiste à censurer toute information ne coïncidant pas avec la narration officielle. Lire la suite

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L’OCI dénonce « le soutien continu au terrorisme » de l’Iran

« La Conférence a déploré l’ingérence de l’Iran dans les affaires intérieures des États de la région et des autres États membres, y compris au Bahreïn, au Yémen, en Syrie, et en Somalie, et a dénoncé son soutien continu au terrorisme ».
Le point 33 du communiqué final rendu public après la réunion à Istanbul des Chefs d’État et de Gouvernement des États membres de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI) a le mérite de la clarté.
S’ils appellent de leur voeu à des relations pacifiées avec l’Iran qui est membre de l’organisation, « fondées sur les principes de bon voisinage, de non-ingérence dans les affaires internes, de respect de l’indépendance et de la souveraineté territoriale des Etats, et de résolution des différends par des moyens pacifiques, conformément aux chartes de l’OCI et de l’ONU et aux principes du droit international, et en s’abstenant de tout recours ou menace de recours à la force », les membres de l’OCI ont mis en exergue le rôle négatif de l’Iran s’agissant du terrorisme et de la déstabilisation des pays de la région.

 

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Faut-il un droit de la presse particulier en état d’urgence?

Même si le débat constitutionnel est refermé, je me demande dans quelle mesure l’état d’urgence, correspondant donc à une série de mesures adoptées pour faire face à une menace lourde et sombre qui pèse sur nous, ne devrait pas aboutir à une limitation, un encadrement, de la liberté de la presse, tout comme, finalement, à une limitation de la démocratie directe. Il me semble évident, aujourd’hui, que des forces nourrissent et instrumentalisent avec une vigueur redoublée le potentiel que leur offre ces vecteurs et ces forces y renonceront d’autant moins que la société qui prétend se défendre donne l’image d’une société qui se désagrège et perd le nord. Lire la suite

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Pour l’ayatollah Khamenei, « ce temps nécessite le dialogue et les missiles »

Le 30 mars dernier, s’exprimant devant l’audience des Panégyriste des gens de la Demeure, le guide suprême de la Révolution iranienne, a assuré, que cette époque était « l’époque de tout, du dialogue et des missiles ».
En martelant à plusieurs reprises que l’Iran est fondé à développer ce type de vecteurs, le guide suprême prend, en revendiquant une sorte de leadership, la responsabilité de cautionner une nouvelle crise et d’alimenter des tensions militaires semblables à celle qui se cristallisent autour de la Corée du Nord, alliée de l’Iran, entrée dans la course à l’armement, multiplie les essais balistiques en exprimant clairement l’ambition de pouvoir embarquer des ogives nucléaires sur ces vecteurs.

« En allusion à l’utilisation constante de tous les instruments par les ennemis pour confronter le peuple iranien et l’Ordre islamique, il a souligné : dans ce monde compliqué d’aujourd’hui et de demain, il nous faut employer tous les instruments politique, économique, social et défensif pour consolider la place de l’Iran. », a précisé l’ayatollah.
« Le système de l’Arrogance [front allant des USA, à Israël en passant par l’Arabie Saoudite], qui repose sur la tyrannie politique, économique, culturelle et militaire, ne lésine sur rien pour porter préjudice à la République islamique et au peuple iranien ; il ne faut donc pas ignorer cette réalité. », s’est-il justifié. Lire la suite

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La guerre invisible

Une guerre invisible n’est pas une guerre qui ne se voit pas. C’est une guerre qui ne montre d’elle que ce qui la tient masquée.
Jusqu’à présent, il fait peu de doute que la guerre qui nous est livrée, et qui a ensanglanté en quelques mois la France, la Belgique, le Pakistan, la Turquie, le Mali, le Maghreb, est demeurée invisible, s’agissant de ses réels enjeux et de ses motivations concrètes.
Nous n’en absorbons que l’enfumage alors que ce qui importe réellement, pour défaire et rendre inopérante la stratégie mise en oeuvre, c’est d’identifier l’origine de la menace et de discerner ses points d’appui et de développement.

Prenant le relais d’Al-Qaida, en perte d’influence apparente, des terroristes infiltrés en Europe érigent le drapeau noir de Daesh, chaque fois qu’ils commettent leurs abominables attentats. Le résultat de ces opérations est toujours le même. Nous nous réveillons en plein cauchemar avec, pour paraphraser Le Spleen de Baudelaire, le drapeau noir des soldats du califat planté sur nos crânes inclinés. Ils entrent dans notre pensée les éléments qui nous amènent à penser ce qu’ils veulent que nous pensions.
Affreux trophées qui nous ramènent toujours au pied du même mur, de nos mêmes limites à penser le mal au delà de cette barrière. Lire la suite

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Filets et entre-filets de l’anti-terrorisme

Reconnaissons que de telles choses sont trop fréquentes pour qu’on leur accorde autre chose qu’un intérêt limité. Cependant, en moins de quinze jours, un tribunal de New-York condamne, le 10 mars dernier, l’Iran pour complicité dans les attentats du 11-09-2001 et le chef des Services de Sécurité Ukrainiens (SBU), le 22 mars, soupçonne la Russie d’être compromise dans les attentats de Bruxelles.
Dans le cas du jugement new-yorkais, le magistrat s’appuie sur un dossier solide, des  auditions, des pièces déclassées, et a statué au terme d’une procédure qui s’est déroulée sur plusieurs années, en faveur d’une thèse plaçant l’Iran au centre d’une vaste conspiration. Lire la suite

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