Archives de Tag: Syrie

L’omniprésent oeil de Moscou

Dans un article consacré à la montée des tensions entre les Etats-Unis et la Russie, Patrick Saint-Paul, du Figaro, consent à énumérer les soupçons de manipulations de la Russie sur les démocraties.
Je note particulièrement, en fin d’article, le passage qui concerne la montée de l’AfD, le parti populiste allemand qui a, aux dernières élections, fait voler en éclat la position centrale de la CDU, le parti de la chancelière.Voir l’article


« En Allemagne, le Kremlin est soupçonné d’instrumentaliser le parti populiste AfD (Alternative für Deutschland) pour déstabiliser la chancelière… Avec Angela Merkel, les relations avaient été cordiales jusqu’à ce que la chancelière se mette en travers de sa route en Ukraine. »
, écrit Patrick Saint-Paul.

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Nul ne pourra se laver les mains du sort d’Alep

yahiaLa honteuse majorité des personnes qui applaudissent la Russie, l’Iran et le régime de Bachar El-Assad engagés dans une offensive contre Alep sont au mieux des aveugles au pire des éléments d’une désinformation à grande échelle qui n’est pas sans conséquence puisqu’elle autorise, en ce moment sous nos yeux, un massacre à grande échelle.

Personne ne pourra s’en laver les mains. #Aleppo #Guernica Lire la suite

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Un haut magistrat syrien dénonce les liens entre Daesh et le régime syrien

Dans cet entretien publié par l’agence Anatoly (turquie) en février dernier, M. Muhammed Kasim Nasir, ancien procureur général de la province d’Homs, en Syrie, accuse le régime syrien de connivence avec Daesh. Selon lui, les services secrets et militaires disposent de ramifications au sein de l’organisation terroriste.
Il affirme avoir obtenu de M. Nazim Abdullatif, directeur des services de renseignement syrien de la zone où lui même exerçait, des confidences selon lesquelles les attentats de daesh en Turquie et en Europe, y compris en France, consistaient à punir ces pays pour leur politique défavorable au régime de Bachar El-Assad.
« Abdullatif m’avait averti que leurs agents au sein de Daech prévoyaient une attaque terroriste en Turquie, a-t-il lancé. Cette discussion avait eu lieu au début de l’année 2015. Il m’avait dit que la Turquie paiera son intervention en Syrie et qu’elle « brûlera sous les feux du terrorisme ». De la même manière, la France et le président français, François Hollande, qui veut le départ du régime d’Al-Assad, seront dans un premier temps visé, avant de passer au reste de l’Europe. Tous devront payer.», rapporte l’agence turque.
Le magistrat évoque même un accord sur des armements.
« Cabir déposait les armes commandées par Daech aux points de contrôle militaire. Ensuite Daech organisait des attaques sur ces points précis. A ce moment là, Cabir ordonnait à ses soldats de se retirer en leur indiquant que leur vie était plus importante que tout. En prenant le contrôle de ces points, Daech récupérait toutes les armes »,a-t-il dit.
Ces révélations, ignorées par les médias hexagonaux, sont de nature pourtant d’éclairer la partie qui se joue actuellement en Syrie, avec l’engagement russo-iranien au secours du tyran syrien, d’un éclairage particulier.
Elles correspondent à l’analyse que j’ai développée sur mon blog, notamment après les attentats du 13 Novembre dernier, intitulée « Sauver Bachar El-Assad. Pourquoi?« .

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En appelant au djihad global en Syrie, quels intérêts sert Al-Qaida

Comme cela avait été le cas dès l’engagement, fin 2015 de la Russie dans la guerre civile syrienne, Al-Qaida relance son appel à l’unité de l’ensemble des forces djihadistes. Cette fois-ci, outre Ayman Al-Wazahiri, qui a succédé à Oussama Ben Laden, le fils du fondateur d’Al-Qaida lance un appel, sous couvert, paradoxalement, de lutte contre les infidèles, à l’unification du combat contre le régime de Bachar El-Assad, toutes bannières confondues de Daech aux rebelles dits modérés.
Certes, la situation sur le terrain, marquée par un repli des positions qui avaient été gagnées avant l’irruption de la Russie dans le jeu, peut expliquer cette stratégie présentée comme étant « une question de vie ou de mort ».
Nous aurions cependant tort d’analyser cette appel à l’aune d’une sorte de djihad global.

Je crois surtout que Al-Qaida, à travers ce que je crois être un stratagème redoutablement pervers, en exhortant à partir de la frontière syrienne « à libérer la Palestine », ouvre un piège dans lequelles les forces d’oppositions pourraient être tentées de tomber. Et, même si elles ne le faisaient pas, cette rhétorique continue à servir Damas puisqu’elle jette sur elles une ambiguité qui permet au régime de Bachar El-Assad, aux Russes, de prospérer sur une ligne qui consiste à discréditer par ce biais les différents segments de l’opposition syrienne et à amalgamer ces forces-là au djihad. Lire la suite

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Les poisons de la propagande

La propagande russe, sur Internet, est infecte.
Elle mérite cependant d’être regardée car elle nous renseigne, finalement, sur les axes d’attaque qui ont été choisis.
Ce groupe, qui se revendique comme pro-Russe, anti-Européen, et francophone, effectue un travail de sape précis. Il alimente, avec des éléments qui sont déterminés moins par le hasard de l’actualité que par une stratégie, une guerre de l’information en attisant tous les mécanismes de haine et de ressentiments.

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Palmyre, mon amour

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Dans son édition du 26 mars 2016, le site internet l’Orient New.net pose la question. « Est-ce que ISIS traite les menaces terroristes du Mufti d’Assad en Europe?« , en s’interrogeant, dès la première ligne de son article, sur la cécité des médias occidentaux.
« Je ne sais pas pourquoi les médias occidentaux ont fermé les yeux sur les menaces qui ont été faites par le Grand Mufti d’Assad, Ahmad Hassoun, en Octobre 2011. Ces menaces dangereuses, émises par la plus haute autorité religieuse du régime Assad, ont été diffusées dans les médias occidentaux qui n’ont pas mesurées la menace réelle sur la sécurité de l’Europe. Le mufti est seulement un employé pour les services de sécurité [du régime syrien] et aucun employé mineur n’est autorisé à donner des instructions sans consulter les gens plus élevés, sans parler de l’émission de la menace terroriste par la plus haute autorité religieuse dans le pays. », écrit Faisal al-Kasim, journaliste de nationalité anglo-syrienne, présentateur d’Al-Jazeera et de CNN Arabic. Lire la suite

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Quand un imam proche du régime de Damas menaçait l’Europe et les Etats-Unis

M. Manuel Vals, Premier ministre, vient de réitérer, comme après les attentats subis par notre pays le 13 novembre 2015, ses accusations à l’égard du salafisme. Je ne voudrais pas que nous fourvoyons, ou, si nous le faisons, faisons le sans en être dupe.
Il faut dire que si les auteurs se revendiquent comme tels (salafistes) et abandonnent, avec une complaisance qui peut sembler suspecte, des éléments destinés à associer ce terrorisme qui s’est abattu sur Paris comme sur Bruxelles, au salafisme, et par conséquent à l’Arabie Saoudite, il n’est pas inapproprié de penser que les instigateurs visent cette association afin de maintenir la focale sur cet islam.
Je subodore une pure et habile construction de leur part.
Je découvre sur facebook, cette vidéo (TV reportage apparemment). Elle a été partagée hier à 20h par un groupe syrien pro opposition apparemment. Il s’agit du grand mufti sunnite, Ahmad Badreddine Hassoun, identifié par CBS News et qualifié de fidèle du régime de Damas. Il mettait en garde l’Occident que désormais ce serait « oeil pour oeil, et dent pour dent », en justifiant dans une prédication , des attentats suicide contre l’Europe et les Etats-Unis.
CBS news rapportait ce discours en octobre 2011.

Nous entrons dans le dur.

 

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Où l’ayatollah Khamenei nous conduit-il?

Oui, l’Europe démocratique est visée en tant qu’entité géopolitique et si elle est visée, c’est qu’aux yeux de ses ennemis, elle représente un ou plusieurs obstacles à leurs intérêts directs ou indirects.
Peut-être même que si nous nous étions docilement rangés dans la ligne Moscou-Téhéran, s’agissant du soutien à Bachar El-Assad, de l’incrimination de l’Arabie Saoudite et des pays du Golfe, l’Europe serait désormais à l’écart de ces attentats. Cependant, peut-être cet abandon aurait dégénéré en d’autres tensions et soumissions. Lire la suite

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Le déplacement dangereux de l’enjeu syrien à la question kurde

Après que Bachar El-Assad eût utilisé le levier qu’ont mis à sa disposition Daesh et Al-Qaida pour mettre le peuple syrien à genoux, la Russie utilisera-t-elle le levier des Kurdes contre la Turquie, notre allié dans l’Otan et notre partenaire en Europe?
Il est possible de voir dans le changement de pied et de ton de la Russie à l’égard de Bachar El-Assad un tournant propice au cessez le feu auquel les protagonistes se sont engagés à Munich, peu avant que les bombardements s’intensifient sur Alep.

Il est vrai que chacun éprouve le désir d’en finir avec cette guerre et nous appelons de nos voeux les termes équitables d’une résolution de ce conflit, et ceux d’un nouveau départ pour la nation syrienne.
Mais où se trouve la rupture entre Vladimir Poutine et Bachar El-Assad?
Bachar El-Assad a affirmé sa volonté de pousser l’avantage que lui a procuré la Russie grâce à son engagement militaire jusqu’au bout, c’est à dire jusqu’à la restauration totale de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de la Syrie d’avant 2011. Lire la suite

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Pour en finir avec le Merkel bashing

Si la dimension humaine seule n’y suffisait pas, il faut rendre justice à la chancelière Allemande Angela Merkel de résister au piège que Bachar El-Assad, Vladimir Poutine et l’Iran, voire Daesh, ont déclenché en utilisant contre l’Europe l’arme des réfugiés.

Pourtant, si cette notion d’arme des réfugiés a été utilisée en premier lieu au printemps et au cours de l’été 2015 avec les avancées de Daesh en Libye adressant des navires surchargés de réfugiés vers les côtes européennes, ce concept a pris une dimension tactique à partir de la Syrie et de ses populations d’innocents fuyant un pays ravagé et une terreur sanguinaire.

Disposer auprès de l’opinion publique européenne d’une telle capacité de déstabilisation constitue un atout non négligeable à l’heure où se joue, pour le régime de Bachar El-Assad et ses alliés, une épreuve de force avec l’Europe, et les Etats-Unis.

Ne pas comprendre que la crise des réfugiés est un moyen de pression efficace pour infléchir la position de l’Allemagne, de la France et du Royaume-Uni et de semer entre les diverses capitales de l’UE des éléments de discordes dont il suffit de jouer, relève de la naïveté.
Accueillir les réfugiés dans les meilleures conditions possibles est donc un devoir humain, mais, surtout, l’affirmation d’une force morale et tactique face à ce que trament contre nous ceux qui, aux termes de ce qui ne peut pas ne pas être intégré à un calcul, provoquent ces exodes massifs, plaçant la Turquie, notamment, avec ses presque  3 millions de réfugiés, dans un étau intenable devant sa propre population et devant les opinions publiques européennes déboussolées.

C’est un plan terrible. Un défi dont on veut nous faire croire qu’il est sans fin et ne s’arrêtera jamais.
Mais s’il est une personne à qui il faut rendre justice, c’est la chancelière allemande. Elle s’est dressée en rempart face à cette opération de déstabilisation qui n’est pas qu’une conséquence naturelle mais est délibérée.
Il n’est pas impossible, dans un contexte où un mouvement comme Pégida tente de prospérer sur la réaction, que les événements de Cologne et tous les troubles se rattachant à une criminalité imputable aux réfugiés, ne soient pas téléguidés afin d’augmenter le niveau de stress de l’Allemagne face à ces tensions.

Si l’on prend en compte cette dimension, les « bisounours » changent de camp et l’humanité se conserve dans le même.
On peut être pleinement humain et fort.
Mme Merkel le prouve.

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